Workshop

ALEXANDRE ROCCOLI

Du 11 au 15 avril 2022
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Réservation obligatoire en ligne disponible sur BilletwebCLIQUEZ ICI
Danseur.euse.e , performeur.euse.s de tout âge confondu avec un léger tropisme pour les personnes seniors ex danseurs mais aussi personnes agent.e.s de la santé, du soin. Il sera question de pouvoir rouvrir les matériaux de recherches en pratiques somatiques axées sur la respiration et la pulsation rythmique liée à des respirations altérées qui sont en jeu dans les créations en cours et en diffusion. (Relaxation profonde, fondamentaux Bartenieff…)

La partition travaillée sera celle déclinée dans les pièces Long Play – LP.
Visionnez la captation de Long Play ci-dessous:
https://vimeo.com/653013494 

 

 

  • Tarif plein : 75€
  • Tarif Abonné : 65€ Adhésion 1 an : 30€
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Le Théâtre du soleil – l’influence Orientale 
Membre actif du Théâtre du Soleil de 1999 à 2003, il interprète Tambours sur la digue d’Ariane Mnouchkine qui se jouera dans les plus grands théâtres du monde, Molière de la meilleur mise en scène en 1999. Pendant les tournées en Asie, il se formera auprès de grands maitres de danse et théâtre oriental, à travers le Buto avec Ohno Kazuo au Japon, auprès des danseurs de Low country au Sri Lanka où la danse, ses rites y ont des vertus curatives par la musique, joués et dansés toute une nuit.

La scène Berlinoise – Etude des phénomènes de transe et rencontre des labels de musique 
Pour étudier en Europe les phénomènes de transes vécus en Occident et autour de sa génération, il obtient une bourse de l’Institut Français de la villa Médicis-hors-les-murs en 2004 pour chercher dans la scène techno Berlinoise. C’est dans le contexte Berlinois que nait son premier solo Ersatz, créé à Podewill, suivi immédiatement du trio A short term effect présenté au Hebbel Am Ufer à Berlin.
De la nait une série de collaborations avec différents labels de musique Allemands mais aussi internationaux prestigieux : Ostgut du Grand club Berghain où il y chorégraphie les sections dansées de l’‘électro-’opéra After Hours créé par Marcello Buscaino et Heidi Moddle. Cet opéra sera joué dans le club toutes les semaines de l’été 2006 quand le club est fermé aux clubbers. Ce vif succès lui permet de rencontrer des figures de la musique électronique iconiques comme Ellen Alien du label Bpitch Control, Pantha du prince avec Rough-Trade, Jef Mills avec Axis ou encore DJ Chloé pour Kill the DJ.
Plus récemment, il rencontre les artistes des labels du monde arabe comme Deena Abdelwahed en Tunisie, Daox au Maroc et actuellement avec le label Hizz en co-signant avec son directeur Adam Shalan du Caire, la dernière création Long Play (LP).

Au croisement des pratiques artistiques – Cinéma, mode et arts visuels 
Au croisement de plusieurs pratiques artistiques toujours à Berlin, Alexandre Roccoli écrit les scènes dansées du film Otto up with dead people de Bruce La Bruce (Berlinale et Sundance 2008).
 La ville de Berlin / Hauptstadt Kultur Fond le missionnera avec la chercheuse en Histoire et en Danse, co- responsable du département pédagogique du Centre National de la danse (CND ) Anne Lucas. Ils créeront, main dans la main, le projet curatorial Playground sur le minimalisme en art aujourd’hui. Ce projet d’une saison aura lieu à Radialsystem, le lieu de Sasha Waltz.
Pendant ces années Berlinoises, il est également enseignant invité à ESMOD Berlin et à l’Institut français de la mode – IFM Paris, puis à l’école d’art de La Cambre de Bruxelles.
Il est invité dans la foulée à Paris, par Jean-Paul Goude, à décloisonner les disciplines que sont la mode, les arts graphiques et la danse. Ainsi nait en 2006 l’exposition Swing à la Galerie des Galeries Lafayette qui voyagera à Berlin à la Haus der Kultur der Welt en 2007 et 2008.
Il quitte Berlin en 2009 pour les Etats-Unis, est invité à New York, dans le cadre d’une résidence, pour créer Unbecoming solo, présenté au festival Crossing the lines par le French Institut – FIAF.
Les recherches sur le corps, le dispositif entre danse et défilé mais aussi les langages vidéos lui permettent cette année-là en Europe de créer Last last dans le cadre d’un laboratoire de recherche avec le chorégraphe Alain Bufard, le créateur Sébastien Meunier, autour de « Second Skin » à Wien en Autriche à Tanzquartier en partenariat avec Les Subsistances de Lyon et le Centre Pompidou de Paris.

Des gestes artisanaux à l’Italie– la question de la mémoire 
Depuis 2010, Alexandre Roccoli prolonge ses voyages dans le bassin méditerranéen et développe une recherche plastique et chorégraphique sur des gestes artisanaux anciens, déjà perdus ou résistants à l’oubli. A travers les créations qui suivront : Empty picture (2013), Longing (2014), Weaver Raver (2015) le chorégraphe réunit la matière d’une trame aussi bien visuelle que sonore sur le monde tisserand et ses rites associés.
Il est invité par un groupe de chercheurs en anthropologie : Andrea Carlino, Cesare Pietroiusti, Berardino Palumbo à Rome, Naples et dans les Pouilles pour chercher sur le Tarentisme comme rite cathartique dans la procession religieuse du village de Galatina où étaient portées les femmes dites Tarantulées .
De la nait la trilogie sur les femmes et l’Italie du Sud : LongingWeaver Quintet et Di Grazia.
Les dernières créations travaillent ainsi toutes un dispositif où le danseur est visible de près. Le public est souvent autour, en prenant les principes du cercle des Tarantulées mais aussi de la Halqa pour le solo écrit avec Yassine Aboulakoul et rejoint par Youness Aboulakoul. Hadra devient le duo des frères Yassine -Youness (2018-2019).
Di Grazia (création 2019) clos la trilogie Italienne, un solo écrit avec et pour Roberta Lida Di Stefano actrice, musicienne, chanteuse. La pièce est une série de chants tous reliés à ce rapport aux blessures et à la condition Féminine de l’Italie du Sud d’où sont originaires les parents d’Alexandre Roccoli. 
Dans cette série, le film Mamma Schiavona (2020) s’inscrit comme un des chants qui invoque la grâce (ici en l’honneur de la Madonne des Femminielli).
Il est, depuis 2017, associé au festival de Naples et enseigne la danse et les pratiques performatives dans le cadre du Master de théâtre de l’Université Suor Orsola Benincasa de Napoli.

L’art comme pansement 
Il écrit en ce moment une pièce pour le CCN – Le ballet de Marseille – (LA) Horde pour les vingt danseurs. Ce projet est une commande du centquatre-Paris et de Actoral Marseille. 
Intitulée Long Play (LP), la pièce est une collaboration avec Jean-Yves Leloup dramaturge et commissaire de l’expo « Electro » à  la Philharmonie de Paris, Adam Shalan du Label Egyptien. Il est assisté par Véra Gorbatcheva à l’écriture.
La première aura lieu en octobre 2021 et sera tournée en saison 21-22. La pièce, conçue à géométrie variable, s’inscrit aussi bien dans des théâtres, des musées que des salles de concert. Elle est composée de musiques qui ont toutes dans leurs fréquences des vertus curatives.
​En 2021 et 2022, il pilote zig zag, projet national dans dix Ehpads et avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon, l’Espace Malraux de Chambéry, la Mairie de Paris et le CCN2 de Grenoble. Il y invite dix artistes pour des rencontres intergénérationnelles.
 Ces ateliers donneront lieu à un documentaire pour Arte retraçant ces expériences et collectes de gestes évanescents disparus et reprisés de la classe ouvrière posant l’importance de l’art comme pansement.

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